TIZI-OUZOU – Un total de 23 cas d’hépatite a été enregistré au niveau du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Nedir Mohammed de Tizi Ouzou entre janvier et juin de l’année en cours, a-t-on révélé mercredi lors d’une journée de sensibilisation organisé au niveau de l’auditorium de l’établissement à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la maladie.

Parmi les patients diagnostiqués positifs à cette infection contagieuse qui évolue souvent vers la chronicité, les fibroses, les cirrhoses ou les cancers de foie, 13 sont porteurs d’un virus d’hépatite B et 10 d’un virus d’hépatite C, a indiqué le docteur Yahi du service de microbiologie et de parasitologie du CHU.

Les cas en question ont été obtenus sur 7648 examens sérologiques et 130 charges virales réalisés sur des malades hospitalisés au niveau des différents services de l’établissement, notamment le service des maladies infectieuses qui détient 30% des cas d’hépatite B confirmés et de médecine interne avec 23% des cas durant la période allant du janvier à juin 2017, a-t-elle souligné.

Les 10 prélèvements positifs à l’hépatite C ont été retrouvés pour la plupart dans les services de néphrologie, gastrologie et hémato-pédiatrie, a souligné la communicante, affirmant que la première forme du virus (B) a une forte prévalence chez l’homme qui représente 70% des cas au moment où une égalité entre les deux sexes est constatée pour la deuxième forme (C), selon la même étude.

Par ailleurs, le laboratoire de microbiologie a réalisé durant la même période 255 tests dans le cadre de dépistage volontaire pris en charge par le centre de dépistage des hépatites du service des maladies infectieuses dont 130 tests de l’hépatite B et 125 d’hépatite C avec un pourcentage de positivité de 4% pour les deux types.

A ce sujet, la chef de service des maladies infectieuses, Pr. Afiri a révélé qu’une moyenne de 400 personnes effectue annuellement des tests de dépistage volontaire de l’hépatite au niveau du centre spécialisé ouvert depuis 2014.

Elle a affirmé également qu’une prise de conscience est constatée chez les citoyens puisque de plus de plus d’individus se rendent au centre dans le but de faire le dépistage qui a un rôle préventif visant à prendre en charge l’infection à un stade précoce et éviter son évolution vers la chronicité, la cirrhose ou le cancer.

Abordant des examens sérologiques et étiologiques assurés par le laboratoire de microbiologie du CHU, Dr. Azzam son médecin chef, a rassuré que la structure dispose à présent d’un matériel de pointe et de tous les marqueurs et coffrets d’analyses nécessaires à la détection des virus et la détermination de leur nature avec précision, ce qui contribuera à une meilleure prise en charge des malades des différents services.

Et malgré l’efficacité des protocoles de traitement des hépatites qui constituent Un véritable problème de santé publique en Algérie avec une prévalence importante dans certaines wilayas du pays comme M’sila, béchar, Tindouf, Illizi Tamanrasset, Tebessa et Oum El Bouaghi, le dépistage et la vaccination demeurent les principaux moyens de lutte contre ces infections virales silencieuses qui se révèlent souvent à un stade tardive à cause de l’absence de symptômes spécifiques, a-t-on observé.

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