Doté d’un équipement de haute technologie, unique en Afrique dans le traitement du cancer, à savoir la tomothérapie et le cyberknife, le Centre privé Sidi Abdellah-cancérologie, qui ouvrira ses portes le 2 janvier 2017 et situé à la nouvelle ville de Sidi Abdellah, se distingue ainsi de tous les centres de prise en charge du cancer en Algérie, vu les techniques de pointe qu’offrent des appareils de dernière génération, dont l’investissement global avoisine les 2 milliards de dinars. Inauguré hier par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, accompagné du ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, et de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, ce centre de 4500 m2 propose ainsi une prise en charge en hôpital de jour par radiothérapie, curiethérapie et chimiothérapie d’une qualité conforme aux normes reconnues. «Le choix de la tomothérapie, conçue et développée par la société américaine Accuray, pour la première fois disponible en Afrique, est une technologie révolutionnaire qui associe dans un seul et même équipement un scanner 3D et un accélérateur de particules qui produisent des faisceaux de radiation.

Elle permet donc de disposer, au début de chaque séance de traitement, d’images 3D de la zone à traiter avant que les doses de radiation thérapeutiques ne soient délivrées», a expliqué le Pr Mustapha Yaker, radiologue, propriétaire du Centre Sidi Abdellah-cancérologie. Il est également revenu sur la compétence des équipes, dont les physiciens médicaux qui ont bénéficié de formation dans des centres spécialisés.
Ce centre jouira d’une gestion dans les vraies règles d’optimisation, signale Bouchouareb Khaled, le directeur général du centre.
L’informatisation et la numérisation de toutes les informations liées aux patients et aux machines constitueront la force d’une optimale des soins.

«Un data center qui pourra être relié à tous les centres de diagnostics où les patients sont passés. Nous allons développer également le concept du médecin référent dans les différentes wilayas du pays pour le suivi de nos patients en cas de problèmes après les soins. Une montée de température, par exemple, pourra ainsi être prise en charge par le médecin référent sans que le patient n’ait à se déplacer de son lieu de résidence qui peut être à des kilomètres de notre centre. Le médecin référent peut donc prendre en charge sur place ou orienter le patient vers une consultation spécialisée. Ces médecins référents seront formés à l’utilisation du système d’information pour accéder à l’historique, d’où l’importance de la santé de proximité dans la lutte contre le cancer», a-t-il signalé.

Pour le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, ce centre est un acquis pour les Algériens qui pourront désormais se soigner dans les centres privés ou publics. «Nous sommes sur la bonne voie et nous ne nous faisons aucune différence entre les deux secteurs (public ou privé). Au contraire ils sont complémentaires. Les dispositions de la loi sanitaire prévoient justement cela et nous trouverons des mécanismes qui permettront aux patients de choisir de se faire traiter là où ils veulent», a-t-il répondu à la question de savoir pourquoi la Sécurité sociale ne s’engage pas à prendre en charge ces soins de pointe et réduire les transferts à l’étranger.

Djamila Kourta

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